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Episode 1 : La première volte-face est le premier épisode du jeu Phoenix Wright: Ace Attorney. Dans le tout premier procès de Phoenix Wright en tant qu'avocat de la défense, il doit défendre son ami d'enfance Paul Defès, accusé du meurtre de son ex-petite amie Cindy Stone. Phoenix Wright, Mia Fey, Paul Defès, Victor Boulay, Frank Khavu et le Juge font tous leurs débuts dans cet épisode.

Comme tous les épisodes d'introduction des jeux Ace Attorney, La première volte-face est relativement simple et permet d'introduire le fonctionnement des procès au joueur. Cet épisode est le plus court de la série, puisqu'il consiste en un seul chapitre au tribunal.

Crime

La cinématique d'introduction de l'affaire montre une statue du "Penseur" dégoulinant de sang, tandis qu'une femme git morte sur le sol. L'homme qui se tient au-dessus d'elle commence à paniquer. Soudain, il sourit en se rappelant avoir vu quelqu'un partir plus tôt, et décide de lui faire porter le chapeau.

Procès

9h47

Phoenix Wright est nerveux à l'idée de se retrouver pour la première fois devant un tribunal en tant qu'avocat de la défense, d'autant plus que son premier procès est une affaire de meurtre. Son mentor, Mia Fey, apparaît bientôt pour lui apporter un soutien moral, ainsi qu'une copie du rapport d'autopsie de la victime. Wright explique à Fey que son client est en fait son meilleur ami d'enfance à qui il doit une faveur, puisqu'il est en partie à l'origine de sa carrière d'avocat. Wright essaye de calmer les nerfs de Paul, mais celui-ci semble plus préoccupé par une vie sans Cindy, son ancienne petite amie et victime du meurtre, que par son propre verdict.

10h

Dans la salle d'audience, le Juge teste l'avocat débutant sur les détails de base de l'affaire afin de déterminer s'il est apte à défendre son client. Le procureur, Victor Boulay, présente alors l'arme du crime : une petite statue du Penseur. Defès arrive à la barre et nie avec colère les allégations de Boulay selon lesquels Cindy l'avait largué, bien qu'il admette qu'elle ne répondait plus à ses appels téléphoniques et ne voulait pas le voir.

Boulay, cherchant à inciter Defès à s'incriminer avec un mobile, révèle que Cindy Stone voyaient d'autres hommes, plus précisément des "tontons", des hommes plus âgés qui l'entretenaient, et présente à la cour son passeport, indiquant qu'elle venait de revenir de Sydney la veille du meurtre. Le plan de Boulay fonctionne, et Defès s'énerve contre cette "garce" infidèle.

L'accusation appelle ensuite à la barre Frank Khavu, un vendeur de journaux flagorneur. Khavu déclare avoir vu Defès quitter l'appartement de Cindy Stone à 13 heures. Suspicieux, il s'y est rendu et a vu le cadavre de Stone, sur quoi il est parti contacter la police dans une cabine téléphonique publique. En effet, une coupure d'électricité l'aurait empêché d'utiliser simplement le téléphone de la victime, et Boulay présente alors un relevé de panne de courant qui prouve les dires du témoin.

Dans le contre-interrogatoire, Wright souligne que le rapport d'autopsie place l'heure du décès vers 16H, ce qui ne correspond pas à l'heure à laquelle Khavu prétend avoir trouvé le cadavre de Cindy. Khavu prétend alors avoir entendu l'heure à la télévision, mais Wright souligne que la fameuse panne de courant rend contradictoire ce témoignage. En réponse, Khavu affirme avoir vu l'heure sur l'horloge qui a servit d'arme du crime, mais Wright objecte que l'arme du crime est une statue, et non une horloge.

Cependant, Boulay révèle que la statue fait effectivement office d'horloge ; en l'inclinant, elle donne l'heure. Cette affirmation permet à Wright de prouver qu'il n'y avait aucun moyen pour Khavu de connaître la fonction "horloge" de cette statue sans l'avoir tenue dans ses mains. Wright déclare que Khavu a supposé qu'il était 13H, parce qu'il est le vrai tueur : comme il a tué Cindy, l'horloge a annoncé l'heure juste après son crime.

Furieux, Khavu commence à craquer à la barre, jetant rageusement sa perruque au visage de Wright. Le juge demande alors une preuve à Wright, ce à quoi il répond en faisant sonner l'horloge dans la salle d'audience : l'heure annoncée par la statue est en retard de trois heures sur la véritable heure, ce qui éclaire alors la divergence d'heure dans le témoignage de Khavu. Il prouve que l'horloge était également en retard le jour du meurtre grâce au passeport de Cindy. Au lieu de retarder de trois heures, l'horloge avance en fait de neuf heures, à l'heure locale de Sydney. Cindy avait oublié de régler l'horloge sur la bonne heure à son retour.

Khavu, finalement vaincu, fait de l'hyperventilation ; de l'écume lui monte à la bouche et il s'effondre. Il est emprisonné tandis que Defès est innocenté. On apprend que Khavu était en fait un cambrioleur, qui utilisait son métier de vendeur de journaux pour savoir quand les maisons étaient inoccupées. Il avait ainsi prévu de cambrioler l'appartement de Stone pendant son voyage à Sydney. À son arrivé, il a vu Defès quitter l'appartement et a décidé de voler rapidement les objets de valeur. Cependant, Stone est revenue à ce moment-là et a surpris le cambrioleur. Paniqué, Khavu l'a frappée à la tête avec l'objet le plus proche, l'horloge en forme de "Penseur".

Conclusion

14h32

Après le procès, Fey félicite Wright pour sa victoire. Paul Defès les interrompt à nouveau, hystérique, énervé de savoir que Cindy n'en avait rien à faire de lui. Wright lui présente l'horloge du Penseur en preuve du contraire, car elle n'aurait pas transporté un objet aussi encombrant si il n'avait pas une signification à ses yeux. Rassuré, Paul donne à Mia une autre horloge en forme de "Penseur", car il en avait fabriqué deux en souvenir de sa relation avec Stone. Fey offre un dîner à Wright pour fêter l'acquittement de Defès, et pour connaître les raisons pour lesquelles Defès l'a poussé à devenir avocat.

Wright ne le sait pas encore, mais l'horloge donnée à Fey sera bientôt au centre d'un autre incident, et sa promesse de parler à Fey de Defès sera impossible à tenir.

Notes

  • En décrivant sa relation avec la victime, Defès déclare qu'ils étaient comme Roméo et Juliette, ou Cléopâtre et Marc Antoine. Roméo et Juliette et Antoine et Cléopâtre sont deux tragédies écrites par le dramaturge William Shakespeare.
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